Exaion propose des solutions blockchain et d'autres services dans le calcul de haute performance et la cybersécurité.
Roland Lescure à Paris, le 27 janvier 2026. ( AFP / DIMITAR DILKOFF )
Simple vente d'une entreprise non rentable ou perte d'une "pépite" dans une technologie d'avenir ? Alors que le ministère de l'Économie doit déterminer s'il autorise ou non la cession d'une filiale d'EDF, Exaion, à un groupe américain, le ministre Roland Lescure a dénoncé samedi 31 janvier une "polémique politicienne".
"Je déplore ceux qui entretiennent la polémique politicienne", a déclaré le ministre au quotidien Les Échos .
En août, EDF a signé un accord pour céder au spécialiste américain du minage de cryptomonnaies Mara Holdings 64% d'Exaion, pour 168 millions d'euros. Exaion, qui propose des solutions blockchain et d'autres services dans le calcul de haute performance et la cybersécurité, n'est pas rentable à ce stade, mais des élus ont évoqué la perte d'une "pépite" dans une technologie d'avenir.
EDF doit rester au capital
Le ministère de l'Économie examine s'il doit autoriser ou non cette vente, au titre du contrôle des investissements étrangers en France (IEF). Et en novembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu affirmait : "On va protéger cette entreprise" . Dans le projet de cession, EDF, détenu par l'Etat à 100%, "va rester au capital" d'Exaion, avait expliqué le Premier ministre. "Même un actionnaire minoritaire (...) peut avoir des conditions de blocage et de protection", avait-il précisé.
"Sur ce dossier comme les autres, j'examine les choses de manière chirurgicale et objective. Le processus est toujours en cours. Toutes les options sont sur la table", a expliqué Roland Lescure. "Si je mets un veto après chaque tweet de Monsieur Bardella ou de Monsieur Mélenchon, nous n'aurons plus un investisseur en France", a-t-il aussi estimé.
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